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Kaeloo - ESOJ à jouer dans le noir ? (2) - Chapitre 2 18/01/2018

Hello ! J'espère que vous allez bien ?
 
Pour cette note d'auteur, je tiens juste à préciser que les phrases écrites entre parenthèses durant le récit ne sont PAS des NDA (notes d'auteur) ; elles font partie du chapitre. J'ai appliqué ton conseil en ce qui concerne les tirets, litakaeloo ; je les ai remplacés par des parenthèses et j'ai tenté d'en mettre le moins possible. Encore merci de me lire si tu es là –d'ailleurs, merci à tous les lecteurs silencieux et ceux qui liront ceci à l'avenir !
 
PS : Pour les fautes potentielles, sachez que je n'ai pas relu attentivement le texte. Néanmoins, je prévois vers la fin de cette histoire une correction générale :)

Enjoy !
______________________________________
 

« Ze suis indigne de faire partie du Pays Trop Mignon »
 
Le silence qui s'est installé après cette phrase fut le plus long qu'ils n'aient jamais connu. 
 
Non pas que les personnages n'aient rien à dire ; au contraire, des choses à dire, ils en avaient. Oh oui, beaucoup même. Mais ces choses là, qui trottaient dans leurs têtes, étaient tout simplement imprononçables. Pourquoi ? Parce qu'ils savaient qu'ils étaient bien loin d'approcher la véritable raison d'une confession aussi bouleversante et inattendue, de la part d'une grenouille auparavant si joyeuse et confiante. Par exemple, Coin-Coin, le plus intelligent des deux (tout le monde était plus intelligent que Moignon de toute façon), songea au fait que ça puisse avoir une relation avec le malaise de la grenouille vis-à-vis de son mauvais portrait –Bad Kaeloo, en l'occurrence. Cela expliquerait d'un coup la tristesse de Monsieur Chat et la colère de son amie envers elle-même. Pour faire clair, le palmipède pensait que, pendant leur absence lui et Moignon, Monsieur Chat et Kaeloo s'étaient embrouillés pour X ou Y raison, et que Kaeloo, sous l'excès de colère, s'était transformée en Bad Kaeloo et avait frappé le matou « plus violemment » que la normale, alors ce dernier s'était mis en colère et –
 
Le regard pensif de Coin-Coin s'écarquilla soudainement. Mince. Comment avait-il pu oublier un détail aussi aberrant : Monsieur Chat se manger les coups de Bad Kaeloo ! Il en venait même à en redemander plus, parfois (comme un véritable masochiste) ! Donc, son hypothèse, quoique intelligente (si ce n'était le contexte actuel), pouvait tomber à l'eau.
 
De son côté, Moignon n'avait pas de théories à avancer. Son esprit était totalement focalisé sur les larmes qui ruisselaient abondamment sur les joues de son amie. Soudain, on vit passer dans ses yeux une étincelle flamboyante de colère et de détermination, comme s'il venait de comprendre la raison de la tristesse de son amie ; il sortit de nulle part un bazooka qu'il chargea d'un geste expert. En reconnaissant ce son si familier, Kaeloo sortit immédiatement de sa bulle et releva précipitamment la tête vers Moignon. Ce dernier avait déjà pointé le nez du bazooka sur la... portière de la maison de Monsieur Chat ?!
 
« N- !» Tenta Kaeloo dont la voix fut, hélas, balayée par l'intensité de ses précédents sanglots. Elle se racla la gorge rapidement, tandis qu'elle vit avec horreur Moignon mettre un ½il sur le viseur : « NON MOIGNON, NE FAIS PAS ÇA ! »
 
« COIN ! »
 
« Je m'en bats les steaks... Personne n'a le droit de faire du mal à mon amie... pas même Monsieur Chat » dit-il d'une voix sérieuse et d'un regard déterminé qui lui étaient méconnaissables. Il fallait croire que le casse-noisettes ne plaisantait pas sur trois choses : la sécurité de ses BD et sa console, sa relation avec Ursula, et le bonheur de ses amis. Alors, pour sûr, quand cette tristesse ardente et inexpliquée s'était glissée sur le faciès de son amie, sa réflexion ne dût faire qu'un simple tour de 360°.
 
Car qui d'autre pouvait mettre Kaeloo dans tous ses états les plus négatifs, si ce n'est ce même chat sournois qui est parti s'abriter dans sa chatière ? Tout s'éclaircissait (du point de vue de Moignon). Le  chat avait fait mine d'être triste pour se donner un alibi et échapper à la sentence que lui réserverait éventuellement l'écureuil.
 
Et il avait raison, d'avoir peur. Car son heure avait sonné.
 
« Tu vas sentir ta douleur, le chat » Murmura-t-il d'une voix grave qui contrastait parfaitement avec son arme lourde et son air dur.
 
« NON MOIGNON ! » S'écria Kaeloo, dans l'incapacité de l'arrêter, accompagnée de Coin-Coin qui avait abandonné ses Yaourts pour la soutenir.
 
Mais c'était trop tard. Et Kaeloo le sut en voyant Moignon faire un bond si haut qu'il le propulsa vers le ciel. Arrivé à l'apogée de son saut durant laquelle il ralentit, il pointa son bazooka sur la chatière.
 
« ON FAIT PAS D'MAL  A MES AMIS ! »
 
La seule et dernière image de ce moment qui se refléta dans les yeux dorés de Kaeloo, fut celle du missile jaillir hors de la bouche du lance-roquettes.
 
Puis le vide.
 

Quand elle rouvrit ses yeux, la première vision qui l'accueillit failli la convaincre de son passage à l'autre monde. En enfer, pour être exacte.
 
Les deux couleurs qu'elle détestait le plus l'entouraient actuellement. D'abord, il y'avait le rouge. Non pas ce beau rouge qu'elle aimait contempler au crépuscule, ou qu'elle portait de temps en temps lorsqu'elle se déguisait en chaperon rouge, mais ce rouge foncé qui imitait la couleur du sang,  qui transcrivait la violence et qui frisait le terrorisme. Ensuite, il y'avait le noir. Le noir, c'était la couleur qu'elle détestait par-dessus tout (surtout depuis le jeu d'hier, en fait). Il est connu que c'est une nuance qui inspirait la tristesse, la colère et la peur ; et ces adjectifs étaient à bannir dans le Pays-Trop-Mignon. Et le noir qui se trouvait devant elle, bien qu'il soit « léger » et « éphémère », lui inspira d'un seul coup ces trois émotions.
 
Une fumée. Une fumée toxique, épaisse et imposante surplombait les décombres de ce qui était auparavant, la chatière du chat qu'elle aimait. Ce qui dessinait devant elle était la définition même du désastre : tout était carbonisé. Les meubles (du moins, ce qu'il en restait), repeints au charbon noir, ont été complètement balayés par l'explosion ; chacun d'eux ayant encaissé un coin dans cet abominable carnage. Aussi, il était inutile d'évoquer toute la végétation et les rochers qui représentaient auparavant, le plafond de l'ancienne chatière sous-terraine : leur décimation était la première à déplorer.  
 
Quoiqu'ayant été fortement impactée par l'explosion, Kaeloo tenta tant bien que mal de se stabiliser sur ses jambes, qui furent réduites à deux vulgaires masses molles même pas fichues de la porter. C'est là qu'en se rendant compte de son impuissance fatale face à cette situation plus qu'alarmante, on l'entendit murmurer pour la première fois, un juron :  
 
« Merde... »
 
Oh oui, merde.
 
Mais contre qui ? Contre Moignon, à l'origine de cette situation ? Contre Coin-Coin sensé lui venir en aide mais toujours porté disparu ? Contre Monsieur Chat, celui qu'elle –
 
Monsieur Chat, l'alarma son esprit. Merde.
 
 « MONSIEUR CHAT !! » Cria-t-elle d'une voix brisée en retombant lamentablement sur le sol, incapable de se tenir sur pieds. Fragile. Loin d'abandonner face à la peur qui dominait ses muscles, elle aplatit son ventre sur le sol et se mit à ramper comme le ferait un soldat en situation de guerre (en jetant un premier coup d'½il à l'endroit, on y aurait cru). Elle était incapable de marcher ? Très bien, alors elle rampera. Elle ne pouvait pas ramper ? Elle criera.
 
 « MONSIEUR CHAT ! »
 
Mais le désespoir dans sa voix précéda ses pensées persuasives et ses prières inécoutées.
 
Et pourtant, elle persistait à ne pas craquer, bien que sa vision floutée trahisse ouvertement sa faiblesse.
 
Elle fera tout son possible, coute-que-coute, pour parvenir à Monsieur Chat ; ou du moins l'avertir de sa présence. Lui dire qu'elle était là, à ses côtés, à la fois si désireuse mais impuissante de le rejoindre et de l'aider. Elle ne voulait pas être cette gardienne indigne de protéger ses amis. Elle ne voulait pas être cette amie qui ne pense qu'à elle-même lorsqu'il s'agit de situations aussi catastrophiques que celle-ci. Elle voulait faire ses preuves auprès de ses copains, et plus particulièrement Monsieur Chat, qu'elle avait amèrement déçu aujourd'hui.
 
Enfin... aussi fallait-il qu'il soit encore de ce monde.
 
Une horrible petite bile invisible mais bien palpable s'installa dans sa gorge. Elle se sentit incapable de respirer, rien qu'en supposant une telle issue.
 
Non, Monsieur Chat ne pouvait pas mourir. Il ne le devait pas. C'était le plus fort et le plus résistant d'entre eux, non ? Certes, il sera amoché, mais il s'en sortira en vie, n'est-ce pas ?!
 
Et aussi stupide soit-elle, elle se mit à prier que les chats aient réellement neuf vies. Sa prière prit plus de sens à ses yeux lorsqu'elle entendit le rugissement affamé des flammes, tandis qu'elles déchiquetaient les meubles de leur chaleur acérée. L'atmosphère se faisait de plus en plus oppressante. La chaleur escaladait délibérément l'échelle de l'insurmontable, et escaladait en même temps qu'elle, l'anxiété de Kaeloo qui ne savait plus ou donner tête. Monsieur Chat ? Elle-même ? Ses amis ?
 
C'était un supplice horrible à supporter – que dis-je, à vivre ; car il était insupportable. Elle était terriblement perdue et mal au point, aussi bien physiquement que mentalement. Sa tête la lançait, et la chaleur qui permettait à ses muscles de bouger la quittait petit à peu. Aussi, elle battait tous les records en termes d'anxiété. Le peu d'énergie qui lui restait se consumait lentement dans des questions auxquelles elle ne trouvera réponse que plus tard... ou jamais ; reste à savoir si elle veut connaître cette réponse.
 
Et alors que sa force avait saisi sa valise, prête à quitter son corps, elle entendit une voix distinctive.
 
« Coin ! »
Un hoquet de surprise la réveilla. Elle tourna sa tête tant bien que mal vers sa gauche, bien qu'elle eut envie de le faire avec plus de hâte ... et elle se laissa aller à ses larmes en voyant Coin-Coin, debout derrière elle, à la regarder avec toute la bienveillance du monde. Il avait quelques égratignures par-ci par-là, mais que du superficiel (d'ailleurs, avait-elle pensé à consulter son propre état ?!).
 
« O-..Oh, Coin-...Coin... »
 
C'est ce qu'elle pouvait articuler de mieux.
 
Elle le vit s'avancer vaillamment vers elle pour la prendre dans ses bras et l'éloigner le plus possible du lieu accidenté, et elle se sentit en sécurité dans ses bras. Elle était comme cet enfant qui est resté trop longtemps emprisonné dans ses cauchemars, mais qui a fini par trouver cette lueur à laquelle s'accrocher.
 
Mais plus la fatigue gagnait son corps, plus l'anxiété démolissait son esprit.
 
Monsieur Chat.
 
« COIN-... Coin ! Monsieur-... –CHAT ! » S'empressa-t-il de formuler entre deux toussotements, le dioxyde de carbone ayant déjà fait et refait le tour de ses poumons.  
 
« Coin ! »
 
La gratitude et le soulagement qu'elle ressentit vis-à-vis de ce « Coin » synonyme de « Je m'en occupe », ne purent être contenus dans un seul sourire. Tout comme ses larmes.
 
Elle fut soigneusement adossée contre un grand rocher, à une cinquantaine de mètres du lieu de l'explosion. Elle vit Coin-Coin lui tendre une boîte de pharmacie urgentiste et un regard désolé, signe qu'elle devra se soigner elle-même (étant donné qu'il doit encore sauver Monsieur Chat et trouver Moignon), avant qu'il ne reparte vers le bordel semé un peu plus loin. C'est avec un soulagement momentané qu'elle respira une bouffée d'air nettement plus fraîche que ses antécédentes.
 
Elle ne devait plus s'inquiéter pour Coin-Coin, maintenant. Si Monsieur Chat lui a bien appris un truc utile à propos de ce dernier, c'est qu'il était indestructible. Rien ne devrait le blesser mortellement, pas même les flammes (bien sur qu'il s'en sortirait avec quelques brûlures, mais elles resteraient superficielles et pas douloureuses).
 
Par contre, Monsieur Chat...
 
Elle tiqua désagréablement. Encore elle, cette maudite sensation d'inutilité et de peur. C'était deux sentiments qu'elle détestait sentir en même temps (car pour elle, avoir peur pour quelqu'un alors qu'on ne peut pas l'aider relève plus de l'hypocrisie), surtout lorsqu'elle les éprouvait envers ses amis.
 
Elle baissa la tête et se mordit la lèvre, étouffant une nouvelle vague de larmes imminente. Elle sentait si indigne d'être leur pote... elle était l'organisatrice des jeux et des règles dans cet endroit, non ? Alors pourquoi a-t-elle l'impression de n'avoir accompli ce rôle que superficiellement (c'est-à-dire, se contenter de crier ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire, et taper accessoirement sur les autres quand ils lui désobéissaient) ? Pourquoi se sentait-elle terriblement hypocrite, maintenant qu'elle ne pouvait rien faire à part pleurnicher dans un coin, tandis que ses amis se jetaient dans les flammes au sens propre et figuré ? 
 
« C-Coin... ! »
 
Elle releva immédiatement la tête, sortant de son océan de remords.
 
Avant d'y replonger immédiatement en le voyant.
 
« Oh... mon dieu... Monsieur Sat ! »
 
Seigneur.
 
 ______________________________________

J'étais sur le point de continuer, mais j'ai décidé de couper au moment le plus palpitant, histoire de vous faire baver un peu ^^ le chapitre est un peu court, 2000 mots, mais je prévois plus long que ça ;) 
 
J'ai changé la rédaction de « Mr.Chat » à « Monsieur Chat », car je trouve ça plus correct.
 
Avant tout, je tiens à préciser que cette fiction partira littéralement en couilles x) (non, jure ?!) dans le sens ou on restera dans l'univers Kaeloo (c'est quand même la base, hein), mais avec une atmosphère plus pesante et psychologique.
 
Donc, ne vous attendez pas à rire devant les chapitres suivants, mes louloutes ! :)
 
Aussi, j'ai conscience que, dans le contexte originel de la série, le PTM n'est jamais « trop abîmé », même après l'explosion d'un missile, mais j'avais besoin de rendre ce côté plus réaliste pour m'en servir dans ce chapitre.
 
Alors, vos appréciations ? Vos désagréments ? Vous vous êtes attendu à une telle situation ? Dîtes-moi tout :) 

Kaeloo - Et si on jouait à jouer dans le Noir ? (2) 16/01/2018

Pour les plus pressés d'entre vous, lisez au moins les phrases en gras s'il vous plaît ! :
 
PS : Bien que je n'aime pas beaucoup cette phrase (parce qu'on a tendance à la ressortir à toutes les sauces), je tiens à préciser que c'est ma « première histoire » sur le fandom Kaeloo. C'est une petite histoire de trois chapitres maximum. Je considère cette histoire comme un essai, donc je compte sur vos avis pour me dire ou j'en suis et me guider si perdue !
 
Je sortirai un peu du principe de l'épisode principal, bien entendu ! 
 
PSS : Cette fanfiction est une suite à l'épisode : « Et si on jouait à jouer dans le noir ». Je m'excuse car la reprise des dialogues est approximative, mais je n'ai pas trouvé l'épisode sur internet.
 
PSSS : Récapitulatif de l'épisode pour ceux qui n'auraient pas vu : La petite bande découvre que Moignon a peur du noir. Kaeloo décide alors d'éteindre la lumière et plonger le Pays-Trop-Mignon dans l'obscurité, histoire que Moignon surmonte sa phobie ; et étant donné qu'on est dans la série Kaeloo, ce qui aurait dû être une thérapie partira en couilles –non, jure ?!
 
PSSSS : Les mots écrits en gras dans les dialogues sont criés. Ceux écrits en Italique sont des pensées.
 
Eeet... action !
______________________________________
 
« Mais ? Mr.Chat ? Si les chats peuvent voir dans le noir, alors vous aussi ?! » S'exclama la grenouille avec plus de surprise qu'elle ne l'aurait voulu.
 
« Oui ! D'ailleurs, là, je te regarde avec insistance... » Dit le susnommé d'une voix joueuse qui inquiéta la grenouille.
 
« Euh... Mr.Sat ? Arrêtez toute de suite, z'est gênant... » Murmura-t-elle.
 
« Oh, ça te fait de l'effet, la grenouille ? Tu aimes qu'on t'observe comme ça, hein ? »
 
« C-Comment ça comme ça, Mr.Sat ?!! Z'aime pas ça du tout ! Mais alors là, pas du tout du tout du tout ! »
 
« Tes joues me disent autre chose, la grenouille... »
 
Effectivement, les rougeurs qui avaient possédé le teint vert de la grenouille à cet instant-là, auraient pu éclairer la pièce sans grande difficulté. Bien sur ! En plus d'être sournois, il a fallu que les chats voient dans le noir ! Mais qui est le taré qui a incrusté cette option dans la nature, sérieusement ? Et surtout, pourquoi a-t-il fait en sorte de doubler la dose pendant la conception de Mr.Chat ?!
 
Kaeloo ne savait plus ou se mettre –comment pouvait-elle alors qu'elle ne distinguait même pas ses petites pattes pointues ?! –. Quelle ironie ! Elle qui avait proposé le jeu pour que Moignon surmonte sa phobie, voilà qu'elle se retrouvait dans le rôle inverse !
 
Le pire, ce n'était pas l'obscurité, loin de là, mais le regard indiscret de Mr.Chat qui se baladait délibérément sur son corps. Quoiqu'il fasse noir, elle distinguait vaguement les mouvements de ses prunelles rouges qui bougeaient de haut en bas, qui la toisaient d'une insistance qui la poussa à se tortiller inconsciemment dans tous les sens, sous le regard certainement hilare de son sournois confrère –ouh, ce qu'il est sournois !–. Elle recula aveuglément d'un pas, puis deux, s'en suivirent plusieurs autres ; tandis que le chat n'avait aucun mal à la suivre dans l'obscurité. Quelle horreur ! Elle poussait des petits cris angoissés lorsqu'elle voyait ces prunelles rouges amusées se rapprocher d'elle, tout en maronnant hargneusement des : « Mr.Sat, Roh, arrêtez ! » ; des marmonnements évidemment peu voir pas crédibles.
 
C'était stupide de vouloir lui échapper lorsqu'il voyait mieux qu'elle ou elle se dirigeait, mais Kaeloo ne se souciait même pas de la direction qu'elle empruntait, de la possibilité qu'elle puisse chuter d'une falaise –Mr.Chat ne la rattrapera pas, si cela arrivait. Tout ce qui l'importait, c'était de mettre le plus de distance possible entre elle et ce regard oppressant, et retrouver la corde au plus vite à fin de rétablir la lumière dans le PTM !
 
Oui, sauf que, pour allumer la lumière il faut retrouver cette corde –qui servait d'interrupteur–, et pour la retrouver... il faut de la lumière ! Et sans l'interrupteur, bah... y'a pas d'lumière ! Kaeloo soupira en faisant des yeux ennuyés, tandis qu'elle s'arrêta quelques secondes dans sa course effrénée contre le regard du chat. Wow, c'est vrai que c'était tellement efficace comme déduction !
 
« Bouh ! »
 
« Aaah ! »  Cria Kaeloo d'effroi, tandis que son dos et ses bras rencontrèrent le métal froid du réfrigérateur derrière elle, lui arrachant un frisson de froid.
 
« Mouhaha ! » Se moqua Mr.Chat, dont les yeux, qui ne cessaient de scruter ceux de la grenouille, brillaient de malice et de moquerie.
 
« Mr.Sat ! Ce n'est pas drôle du tout ! » Gronda-t-elle en entendant son rire sournois. Argh, ce qu'il peut l'énerver ! Il l'énerve !
 
Elle le vit s'approcher un peu plus, et constata avec horreur l'absence d'échappatoire. D'instinct, elle ferma les yeux et tourna la tête... avant de les rouvrir en sentant une pression sur sa peau...
 
Non mais....
 
...Venait-il seulement de l'embrasser sur la joue ?! ...
 
« M-Mais !– Mr.Sat ?! Qu'est-ce que vous faîtes ?! » Dit-elle en se collant au frigo autant que possible, le regard contrarié, les joues gorgées de rouge et le c½ur battant à toute allure.
 
Elle le vit tourner circulairement la tête dans un hochement négatif, et l'entendit claquer sa langue contre son palais.
 
« Laisse-moi te corriger, la grenouille : pourquoi tu ne t'es pas transformée lorsque je t'ai embrassée, tu veux dire ? » dit-il en la pointant de l'indexe, tandis qu'il s'avérait nullement gêné par son geste.
 
Elle écarquilla les yeux, oubliant momentanément son malaise. C'est vrai ça... d'habitude, lorsque Mr.Chat lui faisait ces avances irrespectueuses –car moqueuses, de son point de vue–, elle se transformait immédiatement en Bad Kaeloo pour lui régler son compte ! –comme ce jour où ils jouaient aux parents et qu'il a insinué de vilaines choses vers la fin du jeu–.
 
Plus aberrant encore, elle n'avait pas envie de se transformer. Pourquoi, d'ailleurs ? Pourquoi ? Mr.Chat avait raison de poser cette question.
 
Et ça –le fait qu'elle ne veuille pas se transformer–, ça l'inquiétait autant que ça amusait Mr.Chat.
 
« E-Euh bah– c'est pas une raison ! »
 
« C'est pas une raison ! » L'imita-t-il d'une voix ridicule, avant de rire. « Dis plutôt que t'as apprécié, la grenouille » enchaîna-t-il sur une voix plus suave.
 
« Même po vrai ! D'ailleurs, ne recommencez plus zamais, Mr.Sat ! C'est très– très euh... malpoli ! ... d'embrasser les zens comme... ça... ! » Sa voix avait progressivement perdu de son assurance au fur et à mesure qu'elle prononçait ces mots, la décrédibilisant totalement. A présent, son visage n'exprimait pas seulement de la gêne, mais de la confusion ; comme si elle n'était pas convaincue par ses propres mots !
 
 « Comment ça, comme ça, la grenouille ? » dit-il en répétant sa précédente question. « Tu préfères les baisers autrement, peut-être ? »
 
Mais de quoi il parle, à la fin ! Pourquoi il parle comme ça ! Argh, il m'agace !
 
« Oh, Mr.Sat ! » S'indigna-t-elle. « Que voulez-vous par dire là ?! »
 
Bien qu'elle sache ce qu'il voulait dire, elle voulait en avoir le c½ur net.
 
« Oh, relaxe la grenouille, relaxe ! » Elle le vit rouler des yeux. « C'est pas comme si tu ne connaissais pas la signification de mon geste, h-hein ? Tu la connais, hein ?... » Prononça-t-il avec un ton ... d'espoir ?!
 
Kaeloo haussa un sourcil et afficha une moue interloquée. Elle aurait juré l'entendre bégayer, non, voir même rougir durant sa phrase !
 
« Si c'est un de vos zeux pas nettes, Mr.Sat, ze vous arrête toute d'suite ! »
 
« Mais ! –»
 
« Non, non, non ! Ze n'vous z'entends pas ! » Dit-elle en se bouchant puérilement les oreilles, déterminée à ne pas entendre ses bêtises. Ne manquait plus que ça, qu'elle se prenne la tête à entendre les moqueries de Monsieur Chat !
 
Et c'est là, qu'elle la vit. Cette triste étoile filante qui traversa les prunelles rouges du chat. S'en suivit un silence d'une certaine notion –bien loin d'être agréable–, avant qu'elle ne voie son regard flancher brutalement de l'amusement à la colère... et à la déception.
 
« Ouais... c'est toujours comme ça, d'toute façon » Marmonna-t-il tristement.
 
« De quoi ? » Dit-elle en retirant ses doigts de ses oreilles, intriguée par la suite de ses paroles. Puis, sans qu'elle ne puisse même pas le prédire, il explosa :
 
« Mais c'est toujours comme ça, avec toi ! A chaque fois que j'y mets tout mon c½ur, à chaque fois que je suis prêt à te l'avouer, tu m'remballes et tu fais passer ça pour un jeu ! T'es sensée être la plus sincère et compréhensive du groupe, pourtant, tu ne l'as jamais été avec moi ! Quand je veux t'ouvrir les yeux sur ce que je ressens pour toi, tu me prends toujours pour un gros con et tu passes ton chemin, ou dans le meilleur des cas, tu te transformes et tu me balayes ! Même casse-noisettes est plus compris que moi !! »
 
« Roh, monsieur Chat ! Pas de vilains mots ! » Dit-elle comme si elle n'avait retenu que ça –bien que ce fut tout le contraire.
 
« J'y crois pas ... t'as écouté, ce que j'ai dit, au moins ? » dit-il, dépité.
 
... « Non... ? Mais euh- Bon ! Vous ne racontez que des sottises, de toute façon ! Roh, tout ça pour me mettre en colère ! Z'y crois pas ! »
 
Un blanc s'installa immédiatement après les mots de la grenouille, qui fut surprise de l'absence de réponse du félin. Un blanc durant lequel Mr.Chat reprenait son souffle, et Kaeloo perdait le sien. La seule chose qui les unissait en ce silence presque religieux était la confusion qui se lisait dans leurs regards mêlés.
 
Finalement, ce fut Mr.Chat qui brisa la glace en premier.
 
« Je... laisse tomber, la grenouille, tu n'pourras jamais comprendre... j'y suis habitué, de toute façon » Dit-il d'une voix fade, alors que ses yeux se fermèrent partiellement, comme s'il regrettait déjà ce qu'il venait de dire.
 
A cet instant précis, Kaeloo sentit quelque chose la picoter légèrement au niveau de son c½ur et lui bloquer la gorge. Mr.Chat rebroussa chemin une seconde et dernière fois, prêt à quitter le terrain, la mine abattue et le dos courbé, se laissant aller à sa tristesse dans l'obscurité des lieux.
 
Et plus il faisait un pas qui l'éloignait de Kaeloo, plus les picotements se transformaient en coups de poignard dans le c½ur de cette dernière.
 
TRANSITION
 
« Non mais, c'est quoi cette corde de ouf !! Elle va s'allumer, oui ?! – Skrblblblblbl ! »
 
« Coin ! »
 
« Mais comment veux-tu  que j'me calme, Coin Coin ! Il fait trop noir ! Et moi, le noir quand Ursula n'est pas avec moi, ça m'fait carrément flipper !! Ah, ça fait trop flipper ! Ça fait trop flipper ! SKRBLBLBLBL – Kaeloo ?! »
 
L'écureuil anxieux se mit à beugler le prénom de son amie, figé près de Coin-Coin auquel il s'accrochait peureusement. Il n'y a qu'elle, qui s'y connaît au fonctionnement du PTM !
 
« Ouhouh, Kaeloo ?! Mais ou qu'elle est passée ?! Pourquoi elle répond pas ?! Hein ?! Et si elle avait profité du noir pour buller et qu'elle nous avait oubliés ici ! Qu'est-ce qu'on va faire, hein ?! Qu'est-ce qu'on va faaaaire ! » Dit Moignon en tombant à genoux, la tête levée et les bras tendus vers le ciel, tel s'il espérait recevoir une réponse.
 
« Coin ! » Répéta Coin-Coin dans son étrange langage, avant que ses deux yeux ne projettent soudainement une lumière blanche comme s'ils étaient deux projecteurs. A cet instant-là, Moignon se leva et accourut près de son ami : « Oh oui ! Nous sommes sauvés, nous sommes sauvés ! Hahahaha (dit-il en riant avec des yeux globuleux), merci mon pote ! » Cria-t-il en tapant amicalement sur le dos de son ami.
 
Hélas, lorsqu'il le fit... la lumière s'éteignit.
 
« Hein ?! OH NOOOON ! »
 
« Hé, ferme la, casse-noisettes... » Résonna une voix terriblement faible juste derrière Moignon.
 
« Aaah ! » Cria peureusement Moignon avec une voix de... fille ? Avant de récidiver « Monsieur Chat ?! Ou que vous êtes ?! Oi, Monsieur Chat ! »
 
« Boucle-la, je suis derrière toi... »
 
« Ouf, vous m'aviez fait peur ! Mais– qu'est-ce que vous faîtes là ?! Et elle a quoi, votre voix ?! Vous vous êtes fait aspirer les cordes vocales par les monstres du frigo, hein ?! Je l'savais, je l'savais ! Ça vous apprendra à ne pas m'écou– Aieuh. »
 
Le coup de marteau qu'il reçut sur la tête eut le don relaxant de freiner ses délires. Comme quoi, juste après, la lumière revint au PTM.
 
« O-Ouuui... C-Coooool ! » Articula Moignon, le visage compressé –non, écrasé– par le marteau, le pouce levé en l'air.
 
« Coin ! » Dit Coin-Coin d'une intonation joyeuse, avant de se lever et de courir à toute allure quelque part. Il revint une seconde plus tard avec son stock de Yaourt entre les mains et le posa sur le sol. Il enleva le marteau de la tête de son ami et s'assit à ses côtés en prenant une boite dans sa main, qu'il commença à vider.
 
Moignon secoua frénétiquement la tête, puis tourna la tête vers Mr.Chat. Son expression intriguée –et d'une débilité constante– s'accentua en le voyant. Il était assis en tailleur près de sa chatière, la queue et les bras autour des jambes et la tête enfoncée dans les genoux. Son visage transpirait la tristesse et la colère.
 
« Oulah, vous n'avez pas l'air dans votre assiette, Mr.Chat ! Ça sonne comme une affaire de c½ur, mouhahaha (il esquissa l'un de ses stupides rires) ! Alors, elle vous a plaquée comment ?!»
 
Le c½ur de Mr.Chat rata un battement. Comment peut-il être au courant ?!
 
« Tu insinues qui par elle, casse-noisettes ? » dit-il en pointant un bazooka vers la tête de Moignon –à noter que cette arme est sortie de nulle part, mais bon–. Moignon, nullement impressionné par l'arme pointée sur lui –il savait que Mr.Chat ne tirera pas car ce dernier savait qu'il n'était pas indestructible ;  contrairement à Coin-Coin–, enchaîna :
 
« Bah, votre amoureuse ! J'ignore encore qui c'est, mais elle devait être vachement canon pour que vous tiriez une tête pareille, Hahahaha–  ! »
 
Un grognement assombrit les traits du félin à cet instant, poussant l'écureuil à se taire et à déglutir en levant les bras en l'air, tandis qu'il remettait son assurance en question –après tout, Mr.Chat est capable de tout ! Il lui a déjà pété la gueule plusieurs fois ; cette fois n'est pas à exclure– ; mais contrairement à ses pires attentes, il ne lui arriva rien. Il baissa les bras, incrédule de voir le chat se dégonfler aussi rapidement.
 
Non, mais là, il se dégonflait dans le vrai sens du terme ! Enfin, presque...
 
Son torse auparavant bombé se vida d'air, poussant son dos à se courber, et ses yeux d'habitude éclatants de colère et de malice devinrent mornes.
 
Quelque chose ne roulait définitivement pas, chez son ami.
 
« Euh, vous savez Mr.Chat, Face de Book regorge de filles canon ... comme Ursula, tiens !»
 
« Laisse tomber, Casse-noisettes... »
 
« Coin ? » S'exclama Coin-Coin, les yeux ronds d'inquiétude, pendant qu'il interrompit sa dégustation abusive de Yaourt à fin de regarder le chat retourner dans sa chatière. Juste après qu'il ait claqué la portière en bois de cette dernière, un vent semblable à celui des films Western souffla.
 
« Okkkéééé.... » Dit Moignon d'une moue ennuyée, avant de se tourner vers son ami. « On est d'accord, Coin-Coin, Mr.Chat est trop bizarre depuis que la lumière est revenue ! »
 
« Coin. »
 
« Tu trouves ? Mmmh... non, les chats n'aiment pas trop l'obscurité, c'est Ursula qui me l'a dit ! Elle m'a dit qu'elle déteste l'obscurité parce qu'elle peut pas y voir mes beaux yeux ~» dit Moignon en entreprenant une voix rêveuse et en croisant les mains près de son visage, des c½urs sur la tête –sortis d'on-ne-sait-ou.
 
Coin-Coin ne répondit rien à cela. Il resta figé quelques secondes, son éternelle moue naïve et indifférente –caractérisée par ses prunelles bleues et rondes– sur le visage, puis haussa les épaules et se remit à bouffer – pardon, manger son yaourt.  
 
D'ailleurs, en parlant de bons mots...
 
« Oh, les z'amis ! Vous z'êtes là ! »
 
« Oh, salut Kaeloo ! Ça fait pléz' (plaisir) de te revoir dans la lumière ! » S'exclama Moignon qui avait regagné sa console de jeux.
 
« Hihi, ze suis désolée pour le retard, z'ai dû demander au directeur de la direction d'installer une nouvelle corde pour que nous puissions allumer la lumière ! »
 
« Ouais, ouais, t'as bien fait, ouais » dit Moignon d'une voix désintéressée, avant de relever subitement la tête, se rappelant d'une chose surement important vu qu'elle l'a poussée à quitter son jeu–. « Au fait, Kaeloo »
 
« Oui ? » Dit Kaeloo qui venait de prendre place à ses côtés.
 
« Tu sais ce qu'il a, monsieur Chat ? Il a pas l'air dans son assiette, aujourd'hui »
 
A la simple évocation de son prénom, Kaeloo revit la sensation de poignard dans le c½ur. Elle savait qu'il était ainsi à cause d'elle, et en toute honnêteté, elle aurait préféré ne pas le savoir –du moins, se mentir à elle-même en mettant la tristesse du félin sous le compte d'un saut d'humeur.
 
Mais elle ne pouvait plus se voiler la face.
 
Pourquoi ?
 
(A écouter : Death Parade Full OST: 情熱–copier/coller)
 
Parce qu'après les révélations de Mr.Chat, elle a su à quel point elle avait tort. A quel point elle a pu le blesser inconsciemment. A quel point elle a été hypocrite en l'encourageant à sortir de son cocon de solitude, alors qu'elle le poussait à le renforcer en parallèle, et ce en ignorant ses sentiments. A quel point elle a pu être injuste avec lui pendant tout ce temps, en l'empêchant de s'exprimer ouvertement, en le traitant de menteur ou de manipulateur à chaque fois qu'il essayait de le faire. A quel point elle a pu être aveugle lorsque...
 
Les larmes lui montèrent aux yeux en se rappelant de ce détail. Elle ne savait pas ce qui lui arrivait, c'était comme si... tout retombait sur elle, comme un éclair de révélations perpétuelles.  
 
... Lorsque, ce jour là ou ils jouaient au baby-sitter, il lui a ouvertement dit qu'il l'aimait –non, qu'elle le rendait carrément dingue !– et qu'au lieu de lui dire qu'elle l'aimait, elle aussi, qu'elle n'a jamais cessé d'éprouver de la pure affection envers lui, qu'elle n'a jamais cessé de vouloir le comprendre ; elle lui a simplement défoncé le visage en Bad Kaeloo. Elle avait tellement... mais tellement tort... elle s'était tellement trompée sur son compte
 
Comment ? Comment a-t-elle pu être aussi ignare envers toutes ces fois ou monsieur Chat lui a sauvée la vie, l'a complimentée, l'a félicitée, l'a poussée à être elle-même –quand Pretty l'a traitée de JaJah– même sous son pire portrait –Bad Kaeloo !–, l'a protégée... l'a aimée plus que quiconque ? Comment a-t-elle pu penser, ne serait-ce qu'une seule fois, qu'il lui voulait du mal –même quand il faisait exprès de bousiller leurs jeux par des pièges dangereux, il le faisait dans l'unique but d'obtenir son attention –elle ne s'en rendait compte que maintenant !–, d'attirer son ½il (ne serait-ce que quelques secondes) vers lui, lui, ce personnage qui attire tous les projecteurs lorsqu'il s'agit de montrer son côté charismatique et psychotique, mais qui n'a personne à qui confier son véritable trésor : son c½ur ?
 
Pire ; qui a décidé de confier ce trésor à quelqu'un, mais qui s'est vu dédaigneusement recaler sans la moindre chance d'être compris, parce qu'éternellement prisonnier de toutes ces étiquettes qu'il s'est forgé lui-même : menteur, plaisantin, moqueur, psychopathe, manipulateur, et j'en passe ?
 
Ces étiquettes que Kaeloo elle-même a contribué à coller.
 
... et elle osait s'appeler gardienne du PTM...
 
Les larmes redoublèrent d'intensité.
 
Comment pouvait-elle continuer à porter son masque d'innocence et de joie de vivre lorsque l'être qui comptait le plus pour elle –elle n'avait aucun mal à se l'avouer, maintenant que ses sentiments s'éclaircissaient–, souffrait à cause d'elle et de sa stupidité ? Comment pouvait-elle se traiter de gentille et mignonne petite grenouille lorsqu'elle faisait partie de ces juges impitoyables qui privilégiaient certains –comme Coin-Coin– et envoyaient au diable d'autres –comme Pretty et Mr.Chat–?
 
Comment ?
 
« Comment ?... » Murmura-t-elle, totalement brisée, pendant que Moignon et Coin-Coin penchèrent leurs têtes sur le côté, à la fois attristés et surpris par la crise de larmes inexpliquée de leur amie.
 
« Euh... Kaeloo ? Qu'est-ce qui t'arrive ? Ça va, au moins ?» Dit Moignon d'une voix inquiète
 
« Non, Moignon. Non, ça ne va pas. Pas du tout » Dit-elle en s'écrasant à genoux.
 
« Ze... Ze suis indigne de faire partie du Pays Trop Moignon »
A cet instant-là, tout se figea.
 
La cuillère de Coin-Coin  tomba.
 
La console de Moignon aussi.
 
Et la larme de Mr.Chat aussi. 

Fanfiction Kaeloo à venir ? 13/01/2018

Hey ! J'espère que les rares survivants de ce blog me lisent toujours ? x)
 
Sérieusement, je n'sais même plus pourquoi j'ai créé un compte skyrock.. pour lire les fanfictions de litakaeloo (d'ailleurs, si tu lis ce message –coucou!–, j'ai essayé de te laisser un message pour exprimer la magnificence absolue de tes histoires et te remercier car tu fais partie des rares écrivains français à écrire sur Kaeloo, mais je n'ai pas pu/su? :s), et parce que j'ai lu quelque part que raconter sa vie sur un blog aidait à se sentir mieux.. m'ouais, j'en doute. 
 
Bref ! C'était pour annoncer que je compte peut-être me lancer dans l'écriture d'histoire sur le " Chaka ( Kaeloo x Mr.Chat) " de l'exceptionnelle série qu'est Kaeloo –sérieusement, j'adore cette série! Je n'ai jamais raté une miette de ses épisodes et ce, même si j'ai dix sept ans! Faut l'dire, je suis autant accro à ce dessin animé que Moignon l'est à Mister Cool Skin x)– ! Je pense que j'ai un français adéquat pour me lancer dans le domaine, alors pourquoi ;) ce qu'il me faut, c'est juste du temps ; histoire de mieux comprendre le fonctionnement du site (oui, oui, vous avez bien lu, une personne qui ne sait pas utiliser skyrock) et de trouver un quart d'heure libre dans mon emploi du temps.
 
Oh, d'ailleurs, il vient de finir !
Bonne soirée/journée ou que vous soyez !

Tags : KaelooFanClubOfficiel - Kaeloo - FanFic

Sarah Miltz 18/11/2016

Coordonnées : Sarah Miltz, 16 ans, Française. 
Habitat : France, Rhône d'Alpes - Meyzieu. 
 
Histoire : Sarah naît à Toulouse, fille unique d'une mère veuve. Seulement âgée de 3 ans, elle se voit emportée avec vers Meyzieu, une commune de Rhône d'Alpes ou elle va s'installer avec sa mère, alors trop pauvre pour pouvoir payer le précédent loyer. Elle va au lycée Weverly Hell, et c'est à partir de là, qu'elle décidera de redonner une touche d'épices à sa vie épuisée par la routine.
 
Personnalité : Naïve, peu confiante mais très ouverte d'esprit. Elle est gentille, parfois trop surexcitée et aime se sentir unique et différente. La plupart du temps elle agit avec nonchalance, tandis que d'autres, elle peut se transformer en une vraie pile électrique. Elle agit selon sa gestion d'humeur du moment, et n'hésite pas à le faire savoir à tout le monde.. Sarah est mature et sérieuse quand il le faut. Elle verse facilement des larmes de rire, et plus ou moins difficilement des larmes de tristesse. 
 
Physique : Cheveux corbeau assez épais, de beaux yeux caractérisés par deux grandes orbes noircies. Elle a deux traits sous les yeux (qui peuvent être pris pour des cernes), ce qui lui rajoute un atout. Elle a des boutons un peu partout sur le visage (quasi-invisibles) et un nez assez large. Ses lèvres sont peu pulpeuses, roses et constamment neutres. Une vaine bleue bien visible traverse sa joue gauche. Elle n'a pas la meilleure dentition du monde mais elle s'en sort. Elle est plutôt fière de son physique. 
 
Style vestimentaire : Ses cheveux qu'elle ne lisse qu'occasionnellement, sont toujours attachés en queue de cheval basse ou haute. Son style est influencé par le rock, d'ou vient son amour pour la couleur noire et les looks décontractés (voir punk) qu'elle essaye d'imiter tant que possible. Pour ce, on lui fait souvent la remarque d'être un garçon manqué. Elle déteste les filles girly et la couleur rose. 
 
Vie Scolaire : Au départ, alors innocente et naïve, Sarah ne s'entourait que de la classe "intello" (l'étant elle-même avec son bulletin prestigieux). Elle finira vite par se sentir mal à l'aise avec eux. Elle est en constante quête d'une amitié solide, pas seulement des bla-bla et des rigolades sans confiance ni aide en cas de besoin. Sarah fréquente de près les garçons. D'ailleurs, en parlant de ce point, elle détient une relation presque amoureuse avec l'un d'eux : il s'appelle Marco, un beau brun à la même allure qu'elle (sauf ses yeux d'une couleur noisette). Elle a trois ennemies : une qui est jalouse d'elle pour une raison inconnue et qui cherche à la rabaisser, du nom de Lily. Deux autres qui prétendaient être ses amies par le passé jusqu'à ce qu'elles la poignardent par le dos : Marie et Lucie. Du moins, elle continue à parler avec elles de manière superficielle. 
 
Particularité : Fujoshi (elle aime le Yaoi, et donc, les couples gay). Rockeuse et Gameuse. 
 
 
 
 

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